Swiss Press Award 2026 — à Berne, la Suisse racontée à hauteur d’humain

Berne, vendredi 24 avril 2026.
La lumière tombe doucement dans l’aula de l’Université. Les conversations s’atténuent, les regards se tournent vers la scène. Le Swiss Press Award commence comme une respiration collective — celle d’un pays qui, pendant une année entière, s’est raconté à travers celles et ceux qui observent, écrivent, enregistrent, filment.

Sur scène, une voix s’élève. Le musicien Pasquale Aleardi interprète « ich gib dir mis wort », accompagné des Phonauten. Une chanson comme une promesse, presque intime, qui donne le ton : ici, il sera question de parole donnée, de regards tenus.

Au premier rang, le conseiller fédéral Ignazio Cassis observe. Autour de lui, la Suisse entière semble réunie : rédactions romandes, alémaniques, tessinoises, romanches. Des équipes venues de toutes les régions, primées cette année — cinq de Suisse romande, trois de Suisse alémanique, une du Tessin, une de la région romanche — comme un reflet fidèle du pays.

Puis viennent les noms, les visages.
Celui de Mario Heller, d’abord. Photographe de l’année, Argovien installé à Berlin, il avance avec discrétion. Ses images voyagent loin, souvent dans des zones de tension, mais elles gardent toujours cette retenue, cette manière de laisser exister les gens sans les enfermer. On ne regarde pas seulement ses photos : on y reste.

À ses côtés, le journaliste de l’année, Arnaud Robert, venu de Lausanne. Une écriture reconnaissable entre toutes, sensible et rigoureuse, qui traverse les formats — jusqu’à être récompensée aussi en audio. Sa voix, ses récits, donnent une profondeur particulière aux sujets, comme s’il cherchait toujours à aller un peu plus loin que l’évidence.

Dans la catégorie presse écrite, Chloé Dethurens et Marc Renfer sont appelés. Leurs travaux racontent une autre temporalité du journalisme : celle qui prend le temps d’enquêter, de construire, de relier.

Les images, elles, défilent dans les esprits.
Celles de Laurent Gilliéron, ancrées dans l’actualité, où l’on sent presque le souffle de l’événement.
Celles d’Odile Meylan, pour 24 heures, plus proches, plus silencieuses — une Suisse intérieure, faite de regards, de gestes retenus.
Celles de Julie Tribolet et de la journaliste Camille Craft, pour Blick, où l’on entre sans détour dans des réalités parfois dures, toujours humaines.
Et celles de Gabriel Monnet, qui saisit l’instant sportif au moment précis où tout bascule — un corps tendu, une victoire, une chute.

Swiss Press Award 2026

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Photos Christian BONZON

En 2026, malgré le flux continu, malgré la vitesse, il reste essentiel de prendre le temps de regarder.

Swiss Press Award 2026 — Die Schweiz auf Augenhöhe erzählt (DE)

Bern, Freitag, 24. April 2026.
Im Saal der Universität wird es langsam still. Gespräche verklingen, Blicke richten sich nach vorne. Die Swiss Press Awards beginnen wie ein gemeinsamer Atemzug – ein Land, das sich durch jene erzählt, die beobachten, schreiben, aufnehmen und filmen.

Auf der Bühne singt Pasquale Aleardi « ich gib dir mis wort ». Ein leiser Auftakt, fast intim.

Bundesrat Ignazio Cassis sitzt im Publikum. Rund um ihn versammelt sich die ganze Schweiz – mehrsprachig, vielfältig.

Der Fotograf des Jahres, Mario Heller, zeigt Bilder von großer Zurückhaltung und Kraft.
Journalist des Jahres ist Arnaud Robert, dessen Arbeit auch im Audiobereich ausgezeichnet wurde.

Im Printbereich werden Chloé Dethurens und Marc Renfer geehrt.
Die Fotografie wird geprägt von Namen wie Laurent Gilliéron, Odile Meylan, Julie Tribolet mit Camille Craft sowie Gabriel Monnet.

Video: Fabian Kohler und Kilian Küttel
Wissenschaft: Theres Lüthi

Die Preise würdigen journalistische Arbeit, die verbindet.
Eine stille Erkenntnis bleibt: Auch im schnellen Jahr 2026 braucht die Wirklichkeit Zeit — und Menschen, die sie sehen.

Swiss Press Award 2026 — La Svizzera raccontata da vicino (IT)

Berna, venerdì 24 aprile 2026.
Nell’aula universitaria il rumore cala lentamente. Gli sguardi si concentrano sul palco. Gli Swiss Press Awards iniziano come un respiro collettivo: un paese che si racconta attraverso chi osserva, scrive, registra, filma.

Sul palco, Pasquale Aleardi canta « ich gib dir mis wort ». Un momento semplice, autentico.

In sala, il consigliere federale Ignazio Cassis. Attorno a lui, tutte le regioni linguistiche del paese.

Fotografo dell’anno è Mario Heller, con immagini intense e rispettose.
Giornalista dell’anno è Arnaud Robert, premiato anche per l’audio.

Nella stampa scritta: Chloé Dethurens e Marc Renfer.
Nella fotografia: Laurent Gilliéron, Odile Meylan, Julie Tribolet con Camille Craft, e Gabriel Monnet.

Video: Fabian Kohler e Kilian Küttel
Scienza: Theres Lüthi